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dimanche 19 avril 2015

Prière du Saint-Père François, pour le Synode sur la famille

Publiée le 07-09-2014


Jésus, Marie et Joseph
en vous nous contemplons
la splendeur de l’amour véritable,
à vous nous nous adressons avec confiance.
Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
des lieux de communion et des cénacles de prière,
des écoles authentiques de l’Évangile
et des petites Églises domestiques.
Sainte Famille de Nazareth,
que jamais plus dans les familles on ne fasse l’expérience
de la violence, de la fermeture et de la division :
que quiconque a été blessé ou scandalisé
connaisse rapidement consolation et guérison.
Sainte Famille de Nazareth,
que le prochain Synode des Évêques
puisse réveiller en tous la conscience
du caractère sacré et inviolable de la famille,
sa beauté dans le projet de Dieu.
Jésus, Marie et Joseph
écoutez-nous, exaucez notre prière.

samedi 17 janvier 2015

Intervention du pape François à propos des événements récents

Le Pape François a donné une conférence de presse à bord de l’avion qui le menait de Colombo (Sri Lanka) à Manille (Philippines) ce jeudi 15 janvier. Interrogé sur la liberté religieuse et la liberté d’expression, le Pape, évoquant les attentats de Paris, a clairement rappelé que « personne ne peut tuer au nom de Dieu » mais qu’il y a « des limites à la liberté d’expression ». Voici sa réponse complète, filmée par KTO dans le vol papal. 

A voir et écouter... 
- tout homme doit pouvoir vivre sa religion sans être offensé
- le respect de la vie humaine est crucial, tuer au nom de Dieu est une abération
- la liberté d'expression... le pape François parle même de l'obligation de s'exprimer en vue du bien commun! 
- par contre il y a une limite à la liberté d'expression... on ne peut pas offenser les autres! on doit respecter les religions qui respectent l'homme et la vie humaine!


mercredi 9 octobre 2013

13 octobre : pourquoi le Pape va consacrer le monde à la Vierge Marie

La consécration du monde au Cœur Immaculée de Marie au jour anniversaire de la dernière apparition de Fatima (13 octobre 1917) n’est pas un geste anodin. C'est un acte de salut pour l'humanité. Explications.


La consécration, un fondamental de la foi

Rappel à toutes fins utiles : La consécration ou  don total de soi à Dieu, par amour, n’est autre qu’une des grandes lois de la vie spirituelle. De nombreux saints ont rappelé ce fondamental de la foi, dont Thérèse de Lisieux (« Aimer c’est tout donner et se donner soi même).
Pour notre époque, le grand apôtre de la consécration à Jésus, par les mains de Marie, est le Bienheureux Jean Paul II, formé à l’école de Saint Louis Marie de Montfort (1673 – 1713). C’est à l’auteur du célèbre « Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge » que le grand pape avait emprunté sa devise qui a fait le tour du monde : le « Totus tuus » (Je suis tout à vous […] ô mon aimable Jésus, par Marie, votre Sainte Mère).

Fatima et la consécration au Cœur de Marie

Mais la consécration d’une communauté, d’un pays ou même du monde, au Cœur Immaculé de Marie est liée aux apparitions de Fatima, qui ont eu lieu de mai à octobre 1917, le 13 de chaque mois (sauf en août, où les petits voyants étaient retenus en prison). La Vierge avait dit alors aux trois pastoureaux qu’elle voulait que le Pape consacre la Russie à son Cœur Immaculé, pour ne pas que ce pays  «répande ses erreurs dans le monde entier ». (Apparition du 13 juin 1917 à Fatima, puis à Sœur Lucie, à Tuy, le 13 juin 1929).

La statue du sanctuaire de Fatima à Rome les 12 et 13 octobre prochains

La présence de la statue originelle de Notre Dame de Fatima à Rome à l’occasion de cette consécration n’est donc pas dictée par le hasard. Cette statue – celle-là même qui porte enchâssée dans sa couronne l’une des balles de l’attentat du 13 mai 1981 contre Jean Paul II – fera le voyage depuis le sanctuaire de Fatima, où elle se trouve habituellement (C’est la 10ème fois en un peu moins de 100 ans qu’elle quitte ce sanctuaire).

Deux jours avec et par Marie

La statue arrivera Place Saint Pierre le Samedi après midi 12 octobre et sera accueillie par le Pape lui-même. Le soir, elle sera transportée au sanctuaire romain du Divino Amore, où se déroulera une  grande veillée de prière (en partie en lien avec les sanctuaires mariaux du monde entier). Au matin du 13, elle regagnera la Place Saint Pierre, où, après le rosaire, le Saint Père célèbrera la messe et accomplira l’acte de consécration.

Le monde consacré par un pape à Marie pour la troisième fois

Des pays ou des communautés ont été régulièrement consacrés au Cœur Immaculée de Marie depuis 1917, à des moments ou dans des circonstances tragiques ou critiques. Ainsi, les prêtres, le 12 mai 2010 à Fatima par Benoît XVI. Ou le Liban et le Moyen Orient, le 16 juin dernier, au sanctuaire Notre Dame du Liban, en présence du plusieurs évêques libanais et du nonce apostolique. (Le président libanais et le premier ministre délégué étaient également présents).

Mais le monde entier n’a été consacré par le pape en exercice que deux fois : la première fois en pleine seconde guerre mondiale, le 31 octobre 1942, par Pie XII suppliant Marie « d’arrêter les débordements du déluge néo païen » ; la deuxième fois, par Jean Paul II, le 25 mars 1984 ; soit trois ans après l’attentat du 13 mai 1981 qui faillit lui coûter la vie (et deux ans après l’année mariale de 1987 et la publication de l’encyclique Redemptoris Mater).

Les fruits de la consécration de 1984

L’effondrement, sans effusion de sang, du communisme en Europe de l’est, qui a suivi rapidement cette consécration, avec les conséquences que l’on sait, a été considéré par Jean Paul II lui-même comme le fruit de l’intervention de la Mère de Dieu. (On peut lire au sujet de Jean Paul II et Fatima l’excellent livre de Wincenty Laszewski : « les miracles de Marie dans la vie de Jean Paul II », éditions des béatitudes).

Le Pape François et Fatima

Le pontificat de François – pape également très marial – semble lui aussi placé sous le signe de Fatima : le pape, qui a été élu un 13 mars, a tout de suite manifesté le désir de consacrer son pontificat à la Vierge du grand sanctuaire portugais. Ce qui a été fait par le cardinal patriarche de Lisbonne le 13 mai 2013, date anniversaire de la première apparition de 1917. Cette troisième consécration du monde au cœur de Marie, qui se situe dans les prémices du nouveau pontificat, confirme cette empreinte.

Un geste providentiel ?

La consécration du 13 octobre 2013 intervient dans le contexte très préoccupant de la crise syrienne, derrière laquelle se cache, ne l’oublions pas, le sort dramatique de la minorité chrétienne de ce pays. Cette crise qui place l’humanité au bord du gouffre, ne doit pas faire oublier les autres maux dont souffre l’humanité : pauvreté et précarité, qui ne touche plus seulement les pays « pauvres », crise des valeurs dans les pays dit développés…  Plus que jamais, l’humanité semble avoir besoin de l’intercession de Marie, mère et médiatrice.  Une intercession qui pourrait bien passer par ce geste du 265ème successeur de Pierre.

vendredi 15 mars 2013

HABEMUS PAPAM FRANCISCUM


The Holy See
HABEMUS PAPAM
FRANCISCUM
Annuntio vobis gaudium magnum;
habemus Papam:
Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum,
Dominum Georgium Marium
Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalem Bergoglio
qui sibi nomen imposuit Franciscum

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Chapelle Sixtine
Jeudi 14 mars 2013

Dans ces trois lectures je vois qu’il y a quelque chose de commun : c’est le mouvement. Dans la première lecture le mouvement sur le chemin ; dans la deuxième lecture, le mouvement dans l’édification de l’Église ; dans la troisième, dans l’Évangile, le mouvement dans la confession. Marcher, édifier, confesser.
Marcher. « Maison de Jacob, allons, marchons à la lumière du Seigneur » (Is 2, 5). C’est la première chose que Dieu a dite à Abraham : Marche en ma présence et sois irrépréhensible. Marcher : notre vie est une marche et quand nous nous arrêtons, cela ne va plus. Marcher toujours, en présence du Seigneur, à la lumière du Seigneur, cherchant à vivre avec cette irréprochabilité que Dieu demandait à Abraham, dans sa promesse.
Édifier. Édifier l’Église. On parle de pierres : les pierres ont une consistance ; mais des pierres vivantes, des pierres ointes par l’Esprit Saint. Édifier l’Église, l’Épouse du Christ, sur cette pierre angulaire qui est le Seigneur lui-même. Voici un autre mouvement de notre vie : édifier.
Troisièmement, confesser. Nous pouvons marcher comme nous voulons, nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur. Quand on ne marche pas, on s’arrête. Quand on n’édifie pas sur les pierres qu’est ce qui arrive ? Il arrive ce qui arrive aux enfants sur la plage quand ils font des châteaux de sable, tout s’écroule, c’est sans consistance. Quand on ne confesse pas Jésus Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable ». Quand on ne confesse pas Jésus Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon.
Marcher, édifier-construire, confesser. Mais la chose n’est pas si facile, parce que dans le fait de marcher, de construire, de confesser, bien des fois il y a des secousses, il y a des mouvements qui ne sont pas exactement des mouvements de la marche : ce sont des mouvements qui nous tirent en arrière.
Cet Évangile poursuit avec une situation spéciale. Le même Pierre qui a confessé Jésus Christ lui dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Je te suis, mais ne parlons pas de Croix. Cela n’a rien à voir. Je te suis avec d’autres possibilités, sans la Croix ; Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix et quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas disciples du Seigneur : nous sommes mondains, nous sommes des Évêques, des Prêtres, des Cardinaux, des Papes, mais pas des disciples du Seigneur.
Je voudrais que tous, après ces jours de grâce, nous ayons le courage, vraiment le courage, de marcher en présence du Seigneur, avec la Croix du Seigneur ; d’édifier l’Église sur le sang du Seigneur, qui est versé sur la Croix ; et de confesser l’unique gloire : le Christ crucifié. Et ainsi l’Église ira de l’avant.
Je souhaite à nous tous que l’Esprit Saint, par la prière de la Vierge, notre Mère, nous accorde cette grâce : marcher, édifier, confesser Jésus Christ crucifié. Qu’il en soit ainsi !

© Copyright 2013 - Libreria Editrice Vaticana